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Je suis certain que vous en avez déjà vécu des scènes d'horreur. Bien sûr, selon votre personnalité, la scène d'horreur n'aura pas la même emprise que sur votre voisin, mais peu importe... Pour vous, c'est une scène d'horreur. Imaginez Vous vous trouvez assis tranquillement accompagné de votre livre préféré, sur un trône où aucune autre personne n'a de place tant que vous y prenez place (les chiottes, quoi), et attendez patiemment que vos intestins fassent leur boulot. La lecture vous détend, elle est légère, ne nécessite pas d'effort intellectuel particulier, si bien que vous pouvez vous poser tout un tas de questions existentielles dans le même temps: "Que vais-je fais à manger demain", "Pourquoi je n'arrive pas à m'endormir malgré le précieux RIVOTRIL dont m'a gratifié le médecin d'un air peiné", ou bien "Est-ce que je vivrai assez longtemps pour avoir le temps d'acheter une maison et de mettre le bien-aimé à l'abri du besoin quand je ne serai plus là"... Bref, de sacrées questions. Et là, la scène d'horreur démarre. Sous vos pieds chaussés des sabots de l'hôpital (passke faut avouer que c'est vachement confortable, même si c'est antisensuel), déboule une petite créature dotée de 6 pattes, un insecte, quoi, donc l'abdomen se termine par une paire de cerques immondes... Un cafaaaaaaaaaaard!!!! Mais quelle horreur! C'est horrible!!! Vous vous saisissez alors d'un petit paquet de PQ, et, le pantalon en bas des jambes, vous tentez de vous accroupir en un exercice périlleux afin d'emprisonner la bête sans toutefois l'écraser sur le sol afin qu'elle ne déverse pas ses oeufs promettant une progéniture aussi abondante que dégueulasse. Bref, lorsque le craquement retentit enfin entre vos doigts fébriles heureusement gantés par le salvateur PQ, vous jetez la bête encoconnée dans la cuvette et proférez un "eurk" sonore mêlant dégoût et peur de réveiller votre bien aimé qui dort dans la pièce d'à côté... Vous vous en retournez alors, vous drapant dans votre caleçon et votre dignité, fier d'avoir réalisé ce geste que des années d'entomophobie auraient rendues impossible sans votre courage extraordinaire... C'est la fin, heureusement. Piouf! Ah oui, au fait... Sinon, je vais bien^^
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